Les Formalités

Vous le savez je ne suis pas sédentaire! J’ai un besoin viscéral de voyager, d’explorer. Je suis beaucoup plus nomade et aquatique que terrienne!
Voyager implique traverser des frontières, prendre l’avion ou le train ou tout autre moyen de transport. Lorsque je voyage à bord de Mångata j’ai une liberté qui est incomparable. Je peux quitter quand bon me semble. Je n’ai aucune restriction de bagage, aucune restriction de mouvement. Je peux manger ce que je veux, quand je veux. Nous pouvons dormir à peu près quand nous voulons, nous établissons notre horaire de tour de veille. Nous pouvons ralentir ou arrêter si le besoin ou l’envie s’en fait sentir.
Bref, voyager à bord de Mångata c’est voyager bien plus qu’en première classe! C’est voyager en toute liberté! C’est un immense bonheur qui me manque.

Je dois aussi ajouter que voyager selon moi est un privilège, c’est un privilège qu’on me laisse me déplacer d’un pays à un autre et d’avoir l’opportunité de D ecouvrir de nouvelles contrées. Je suis donc très reconnaissante de pouvoir le faire et lorsque je dois passer des frontières, j’ai toujours un petit papillon dans l’estomac à l’idée qu’on ne me laisse pas entrer, ou qu’on trouve quelque chose à me reprocher ! Bien que je fasse tout ce qui est requis pour me conformer!

En ce moment je me trouve dans un avion de Singapore Airline. Je dois avouer que je suis impressionnée par toutes les attentions qui nous sont prodiguées. Avion très récent, couverture, oreiller, chaussette, casque d’écoute, brosse à dents, serviette humide chaude, menu imprimé et choix de repas, et tout ça en classe économique. Et le repas n’est pas servi encore!
Par contre pour y arriver ce fut une aventure… Les restrictions concernant les bagages sont « strictes », ou du moins il y a des agents plus strictes que d’autres. Bien sûr, j’ai eu droit aux plus strictes… J’ai donc du alléger mes bagages afin de ne pas avoir à débourser 300$ pour enregistrer un 2e sac. En fait, je n’avais aucune objection à enregistrer mon sac en plus de mon e quipement de plongée. Mais pas à 300$… Si le coût avait été raisonnable, comme pour le trajet Los Angeles Brisbane, mon sac à dos y serait allé! En fait ce fut un 40$ bien investi pour ne pas avoir à m’en préoccuper!
Bref, après m’être départie de vêtements, vitamines, café, huiles essentielles, sac endommagé, kit de premiers soins, j’ai finalement été acceptée! J’avoue, encore un peu en surpoids mais suffisamment proche pour que ça passe!
Une fois cette étape réglée, il ne restait plus que la sécurité. C’est toujours une étape un peu stressante. J’avoue, je suis habituée aux procédures et formalités des douanes américaines, qui ne sont pas de tour repos. Alors, passer la sécurité est toujours un peu stressant. Quelle ne fut pas ma surprise de passer celle à l’aéroport de Brisbane si facilement, des agents avec le sourire et courtois.
Après tout ce processus, je peux enfin relaxer bien assise dans mon siège et profitant de la vue au-dessus de ce magnifique pays. J’écoute un film, j’attends mon souper, la pression retombe et je me prépare pour le défi qui m’attends aux Philippines. Une chose est sûre, je reviendrai en Australie! Je prendrai aussi le temps prochainement de vous conter ce voyage en Australie!
Bonne année à tous! Qu’elle vous offre ce dont vous avez besoin.

.

Les nouvelles de la semaine!!!

Les semaines passent et ne se ressemblent pas! Il y a 12 jours nous nous préparions pour une possible tempête tropicale. Cette semaine, je suis dans les annonces et les belles nouvelles!

La tempête Dorian est derrière (ou devant) nous et nous n’avons pas été affecté. Les dommages sont terribles dans les Bahamas, ils y ont goûté vraiment. Ici, ce fut le calme plat et je ne peux m’en plaindre.

Dans la foulée de Dorian, j’ai été contactée par le réseau LCN et par RDI Montréal pour faire des entrevues. 3 avec un et 1 avec l’autre. Ces entrevues m’ont permis d’échanger sur les préparatifs que ça peut impliquer l’approche d’une tempête. Ce fut aussi l’occasion de dédramatiser ce que peut être une tempête tropicale et aussi de voir si cette tempête pouvait être une menace pour nous. Voici les liens pour aller voir ces entrevues! RDI Montréal1er LCNLCN, LCN2,

Ces entrevues ont eu de belles répercussions! J’ai été contactée par Sylvain Ménard de la station de radio FM 98,5 pour non seulement faire une entrevue mais pour développer une collaboration…

Je vous annonce donc qu’à partir de samedi, oui oui samedi qui arrive! Je serai présente à l’émission Quart de Nuit pour au moins un bloc de 12 minutes, parfois 2 selon les sujets! Donc pour écouter mes interventions ce sera un rendez-vous hebdomadaire à Quart de nuit à minuit trente. Oui, toutes les semaines! Je suis vraiment super excitée! De quoi nous allons discuter… Ce sera une surprise!

La 2e nouvelle que je veux vous partager est le retour des classes de navigation de plaisance avec la Société de Sauvetage. Non, je ne reviens pas enseigner au Stade Olympique! À partir d’octobre, donc pour la session d’automne, je donnerai le cours de Navigation de plaisance en formule en ligne. C’est une nouveauté pour la Société de Sauvetage, et c’est moi qui a l’honneur de piloter ce dossier avec eux. Pour tous ceux qui voudraient suivre les cours mais qui ne peuvent se rendre sur place, cette nouvelle formule sera disponible et fort agréable je vous le promets!

En plus du cours en ligne, il est maintenant possible pour ceux qui voudraient une expérience différente, combinée à des vacances, de venir en mini groupes de 4, faire le cours sur le voilier. Je vous propose une formule 10 jours pour faire le cours de navigation de plaisance et le cours de VHF maritime. Ce sont les 2 cours de base pour connaître le minimum théorique que demande la navigation. Par la suite avec ces connaissances, la prise en main d’une embarcation avec quelqu’un d’expérience est plus facile et surtout plus agréable.

20190912_062759

Quand ça coule!

Vous le savez, il m’arrive de courir pour fermer les hublots! Ça donne lieu aux Olympiques du fermage de hublot! Quel sera le prochain record pour tout fermer et faire en sorte que mon lit ne soit pas trempé, la cuisine inondée ou le sofa humide! Depuis 5 ans, on a eu nos fou rire et nos frustrations en raison des hublots!

On s’entend, je ne peux pas laisser les hublots ouverts quand il pleut! Ce n’est pas comme une maison. C’est un peu comme si j’avais des puits de lumière, quand il pleut ça rentre.

Dernièrement je me suis aperçue que le hublot du carré coulait. En fait je pensais que c’était parce que je ne l’avais pas bien fermé, nuance importance!!! Il m’est arrivé de lui laisser une petite fente lors de pluie et je pensais à tord que c’était ce qui avait causé de l’eau à l’intérieur. Néni! Mon hublot même bien fermé coulait, remarquez le passé ici! Lors des pluies importantes que nous avons eu c’est là que j’ai réalisé que ça rentrait!

J’ai donc pris mon courage à 2 mains et entrepris de remédier à cette situation. J’ai donc retiré la bordure de plastique qui ne sert qu’à cacher le vide entre le pont et l’intérieur du bateau! J’avais un peur que ce plastique me casse dans les mains! Il date de la fabrication du bateau et est un peu « sec »… J’ai ensuite retiré les vis qui maintiennent le hublot en place et me suis installée pour soulever le-dit hublot.

Quelle ne fut pas ma surprise quand le hublot est venu tout seul! Ça pouvait bien couler! Il ne restait plus aucun matériel pour sceller le hublot en place. Il ne restait que de la colle séchée! Première étape donc beaucoup plus facile à accomplir que je le pensais.

Une fois le hublot enlevé, j’ai nettoyé le pont et le hublot pour m’assurer d’avoir des surfaces bien propres pour reposer le tout. Un peu d’acétone et un peu de googone pour enlever la vieille colle de la mousse et ensuite un bon nettoyage du hublot.

Pour réinstaller, j’ai décidé d’utiliser du tape butyl. C’est un scellant qui ne durcit pas, qui reste souple et qui vient en ruban. On le pose sur la surface, dans ce cas-ci sur le pourtour du hublot et ensuite on fixe les 2 surface ensemble! Simple! Et surtout efficace!

J’ai donc réinstallé le hublot du carré et j’en ai profité pour changer l’orientation du hublot de la cabine de Thalye. Maintenant, il ouvre vers l’extérieur. Il ne cogne plus dans la winch!

Je m’attaquerai prochainement au hublot de Noah pour le mettre dans le même sens que celui de Thalye. Cela permettra aussi une meilleure circulation de l’air dans les 2 cabines arrières.

Ce que j’allais oublier… C’est que… l’eau qui s’infiltrait par notre grand hublot, elle coulait sous le vaigrage du plafond et entre le pont et le plafond pour ensuite se rentre dans la cloison de la table à carte et terminer sur la tablette à côté de la table à carte… Et ça faisait un bail que ça durait vu l’état de la planche à côté de ma table à carte! Je devrai remplacer cette planche car elle est complètement mangé par les champignons…

Morale de l’histoire, suivez la petite goutte d’eau! Elle pourrait vous mener loin!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Sources d’information ou de désinformation!

La saison des ouragans pour les navigateurs/plaisanciers/… peut être une source importante de stress. On planifie nos déplacements et le lieu où on se trouvera souvent (toujours) en fonction de la météo et de ce qui pourrait arriver.

Dans le bassin des Caraïbes, la saison des ouragans est du 1er juin au 30 novembre. En terme géographique, on veut être à l’extérieur de la zone contenue entre 10 et 30 degré nord. Au sud de 10 degré les forces en présence font en sorte que la formation des ouragans est très peu probable et au nord, les température plus fraîches ne leur sont pas favorables non plus.

On tente donc de ne pas être dans cette boîte à ce moment là! Si toutefois on s’y trouve, la vérification du bulletin météo devient une routine très rapidement. On multiplie les sources fiables pour avoir une information le plus précise possible.

La source de base pour plusieurs est le site du National Hurricane Center (NHC) de la NOAA. Le seul hic que j’ai personnellement par rapport au site du NHC est que tant qu’une tempête ne menace pas le territoire continental américain, les informations sont moins précises. Ainsi pour Dorian, les tracés proposés ainsi que l’horaire, ne concordait pas avec la situation réelle vécue ici à San Juan, Puerto Rico.

On ajoutera à cette base d’autres sources. Pour ma part j’aime bien le site de Levi Cohen, tropical tidbits, qui permet d’accéder à une multitude d’information et ce de façon facile. Que ce soit images radar, prévisions, modèles, tout y est. Lorsqu’un système se développe, un point est fait tous les soirs pour donner une analyse de la situation et expliquer ce qui est arrivé et ce qui s’en vient. Ce point journalier est en vidéo avec cartes et images à l’appui. C’est une excellente façon de se familiariser avec la météorologie.

Sur facebook on retrouve la page Météo Tropicale qui est fort pertinente. L’analyse qui est faite des systèmes est toujours dénuée de « partisanerie ». De plus, c’est une des rares pages en français. Son auteur est basé dans les Antilles et pour avoir de l’information pour l’Arc Antillais, c’est juste parfait! En saison cyclonique un point hebdomadaire est fait et lorsqu’il y a des tempêtes en cours un ou plusieurs points journaliers sont faits. Le tout selon l’étendue du phénomène en cours.

À cela, je vais ajouter deux autres sources d’information. Ce sont des applications qui me permettent de télécharger des fichiers GRIBS. Les gribs sont un format de fichiers utilisé en météorologie pour la diffusion de données de prévisions, d’images. Certaines applications permettent de télécharger 1 ou plusieurs modèles météorologiques et d’autres les condensent.

Weather Track me permet de télécharger une zone et l’information que je choisis s’y rattachant pour une période donnée. Je peux choisir le modèle appliqué et la zone. C’est souvent MA source de base. Les données se visualisent sur une carte de la zone choisie et je peux faire défiler la période. Je verrai les vitesses de vent et les lignes de pression barométrique. Je pourrai aussi ajouter ou enlever des informations. Je peux aussi visualiser l’information sous forme de tableau avec la température de l’eau, les vagues, les courants et plusieurs autres renseignements de mon choix. Je n’aurai pas sur cette visualisation de cône ou de prédiction de trajectoire. Les données y sont moins interprétées. L’avantage de cette application est sa grande versatilité et sa malléabilité, en plus d’être gratuite! Je n’ai pas à choisir une ville en particulier, je peux délimiter la zone de l’océan Atlantique au complet. Lorsque j’ai un accès internet c’est fantastique car ça me permet d’avoir une couverture très large. Lorsque nous dépendons de l’Iridium Go et que le transfert et le téléchargement de données peut être long, je réduis la zone et limite les informations demandées à celles essentielles. Ainsi, lorsque nous prévoyons une navigation je m’assurerai de télécharger un maximum d’information avant de partir que je compléterai en route en téléchargeant l’essentiel. Weather Track est disponible pour les tablettes et téléphones Apple et est gratuit. 

Ma dernière source est Predict Wind. Cette application qui peut être aussi visualisée sur le site web,  me permet de visualiser une zone choisie et il m’offrira une foule de données s’y rattachant. Predict Wind a cette particularité qu’il a son propre modèle qu’on peut comparer aux autres. Pour ma part, j’utilise la version gratuite pour le moment, car elle complète le reste. Lorsque je naviguerai plus et que les milles nautiques s’accumuleront je songe à me tourner vers leur abonnement. À ce moment je téléchargerai via Iridium Go et en plus j’aurai accès à quelques fonctionnalités supplémentaires. Avec la tempête Dorian j’ai pu utiliser Predict Wind un peu plus. Ce qui m’a permis de voir la performance de leur modèle. En faisant l’analyse moi-même des images plutôt qu’en me fiant à l’information diffusée par le NHC j’ai pu voir que la trajectoire qu’ils proposaient était en retard sur la réalité en terme d’emplacement et de période. La trajectoire qui était proposée passait beaucoup plus à l’est que ce qui a été. La tempête a remonté le long de l’arc beaucoup plus que ce que le NHC nous disait. En raison de la saison 2017 avec Irma et Maria qui ont été dévastatrices, je pense que tous se sont préparés pour le pire de toute façon. Mais il aurait pu en être autrement. Et pour les navigateurs, plaisanciers, la fiabilité des sources d’information dans ces situations est primordiale.

img_2738-1
Carte Weather Track
img_2737-2
Image satellite
img_2736-2
Carte Predict Wind
img_2735-2
Graphique de direction des vents de PW

Les ouragans de la vie

La saison des ouragans bat son plein! En fait elle débute le 1er juin et se poursuit jusqu’au 30 novembre. La période qui est habituellement la plus active est du 15 août au 15 octobre.

Les ouragans sont nommés par ordre alphabétique, les noms sont pré-déterminés au début de chaque saison. On les nomme afin de les différencier les uns des autres. Les années où un système est vraiment majeur, le nom sera rayé et ne sera plus utilisé, Maria en fait partie.

Jusqu’à présent l’année a été relativement calme. La tempête qui actuellement sévie se nomme Dorian, c’est la 4e tempête nommée cette année. Et il reste environ 1,5 mois au gros de la saison. Ce mois et demi pourrait s’avérer très actif mais pour le moment, il semblerait que le calme se maintienne.

Dorian

La tempête Dorian est apparue sur les radars le samedi 24 août. Depuis, je la suis et multiplie les sources d’information pour être bien informée et me préparer en conséquence. Ce système donne des maux de tête à tous les prévisionnistes car il est confronté à des zones d’airs très sec qui le bordent de toutes parts.

Cette tempête qui passera tout près de Puerto Rico me replonge dans les souvenirs des ouragans Irma et Maria en 2017 et Matthew en 2016.

Le système actuel n’a pas l’ampleur de ceux qui nous ont touché par le passé. Il brasse des souvenirs qui ne sont pas les plus joyeux. Par contre, après 3 ouragans de catégorie 5 mon état d’esprit n’Est pas tout à fait le même et ma préparation est aussi différente et a évoluée.

Pour Matthew en 2016 nous étions à l’Île à Vache à Haïti. L’oeil de ce méga système est passé à environ 20 miles nautiques de notre emplacement. Pour cette préparation, nous avions « stripé » le bateau! Les voiles avaient été enlevées et remisées à l’intérieur, les cordages remisés et sécurisés. Le dodger et le bimini avaient été enlevés et nous avions aussi remisé les panneaux solaires et l’éolienne. En plus de mettre à nu Mangata nous avions ajouté ancre et ligne pour l’attacher, l’ancrer la sécuriser en vue du passage de ce monstre de catégorie 5. Au final, le voilier a subi que des dommages mineurs, la station météo au sommet du mât a eu besoin d’être remplacée et quelques cordages ont été sectionnés par les autres bateaux qui ont quitté leur emplacement. Nous avons eu plus de peur que de mal.

La peur, elle a été présente durant la nuit où l’ouragan est passé. L’eau qui ruisselait le long du mur de la salle de bain, la pression qui poussait sur les vitres et le vent menaçant de les faire éclater. Au petit matin, nous avons vu les dommages, les arbres arrachés, les bateaux disparus de l’ancrage. Un spectacle d’une grande tristesse s’offrait à nos yeux. Autant nous étions soulagés, autant on souhaite pas à quelqu’un de perdre son bateau, peu importe le type de bateau. Et encore moins dans un milieu comme Haïti ou ces petits bateaux représentent pour plusieurs tout ce qu’ils possèdent.

Lors de Irma et Maria en 2017 nous étions à Puerto Rico. Nous avions fait le choix d’être à quai. Plusieurs raisons ont motivé ce choix. Une des raisons fut que notre chaîne présentait des signes d’usures en plus d’être courte pour l’ancrage disponible à San Juan. Pour Maria, en plus de mettre à nu le voilier, nous avons sorti et entreposé tous les items que nous n’aurions pas voulu voir disparaître. Avec 3 autres familles nous avons passé les jours précédents à préparer les bateaux et nous entraider. Les enfants contribuant ou s’amusant. Puis, nous avons pris la direction d’un Air’b’n’b pour nous mettre à l’abri. Nous y avons passé 3 jours. Les préparatifs étant faits et ayant un endroit sécuritaire, nous avons fait des allers-retours au bateau jusqu’à la dernière minute. Somme toute, ces journées furent agréables car en bonne compagnie et remplie de jeux de société, de bouffes improvisées, de fous rire. La nuit du passage de Maria en a gardé quelques uns éveillés à cause des bruits, du vent, mais dans l’ensemble, ça c’est bien passé. D’où nous étions nous ne pouvions pas voir la marina, on avait vue vers le sud de la baie. C’est peut-être une chance que nous n’ayons pas vu les mâts valser et faire des 180 degrés. Ce fut d’une rare violence. Assez pour penser que nous aurions perdu le bateau après le passage de cet autre monstre.

C’est avec beaucoup de soulagement que nous avons retrouvé notre voilier qui flottait encore! Oui, nous avons subi des dommages. Rien qui a mis en péril notre voilier, notre maison. Aucune voie d’eau. Quel soulagement ce fut.

Depuis, je travaille à tout remettre en ordre. Oui ça prend du temps, d’autant que l’an dernier au début de l’été j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein qui m’a imposé financièrement de mettre les travaux en pause. Je vais bien, je termine les traitements d’ici la fin octobre et tout doucement je termine les travaux sur le bateau. Les réparations de fibre de verre sont complétées. Nous avons un nouveau liston (toerail) que j’ai dessiné et fait faire. Le gréement a été remplacé et je termine quelques améliorations afin de rendre la vie à bord encore plus agréable.

Je retourne à mes préparatifs! Si vous avez envie d’en savoir un peu plus, j’ai été interviewée par LCN aujourd’hui, vous irez voir!